Le panda de Google, fervent défenseur du contenu de qualité ?

Depuis que Google s’est mis en tête de déléguer à un gentil panda l’épuration du moteur des contenus malfaisants (voire « mal faits »), le petit animal soulève bien des questions. Entre acclamations et tremblements, la mise à jour de l’algorithme de google, Panda donc, est décortiquée, analysée, fantasmée avec pour seul objectif d’anticiper la lame de fond.  Car, derrière l’image du panda docile se cacherait un redoutable algorithme qui pourrait changer la face du web ( !!) et faire la part belle aux contenus de qualité…

La mission de Panda : privilégier les contenus de qualité

Outre s’offrir un énorme, et énième buzz, Google nous promet avec cette mise à jour de proposer aux internautes, un moteur de recherche toujours plus pertinent, plus qualitatif, plus performant. En soi, rien de bien nouveau sur les ambitions du moteur leader.

Concrètement, l’objectif, à peine voilé, est de désindexer certaines typologies de sites, qui tireraient profit de la publication de contenus sans valeur ajoutée pour l’internaute, mais dont la valeur marchande est incontestable pour l’éditeur.

Ses cibles : les sites concernés par la mise à jour Panda

Aux Etats Unis et au Royaume Uni, les premières statistiques post Panda mettent en lumière 5 typologies de site web dont le contenu apparaît comme de faible qualité au regard de Google.

Les fermes de contenu. Pointées su doigt comme l’ennemi à battre, les fermes de contenu sont en quelques sortes des « agrégateurs » de contenus à la demande. Leur objectif : générer un maximum de pages de texte, uniques mais de faible qualité généralement, sur les requêtes les plus recherchées par les internautes. Soutenues par un linking judicieux et un travail d’optimisation complet, elles s’imposent rapidement dans les premières places pour devenir de véritables  machines à cash.

Les MFA (Made For Adsense) et les sites affiliés. Sans être nommés, il semblerait que les sites proposant du contenu à vocation commerciale essentiellement soient également dans le collimateur du Panda. Si certains de ces sites publient incontestablement des articles de qualité limitée, tant sur le fond que sur la forme, il paraît peu pertinent de les exclure  sans distinction. Certains sites affiliés ont largement dépassé le stade du contenu inutile et sont construits autour d’une véritable ligne éditoriale. Ce qui n’est pas toujours le cas de site dits « de qualité ». Les sites affiliés se déclinant sur de nombreux formats, du comparateur au site de niche, il est difficile de tirer des conclusions à ce stade. Toutefois, l’éviction d’un affilié au profit d’un google shopping serait purement fortuite…

Les contenus générés automatiquement. Là encore, considérés comme de faible qualité informative pour le lecteur, les sites affichant des contenus créés automatiquement par des robots sont dans la ligne de mire de la bête. Leur seul intérêt est de déverser un maximum de mots clés.

Les contenus détournés. La technique consiste cette fois à agréger des articles issus de sites bénéficiant de meilleurs indicateurs, de manière aléatoire, afin de générer un maximum de pages. L’objectif est de concilier contenu gratuit, volume de pages et abondance de mots clés.

Les contenus dupliqués. Rien de neuf de ce coté, google n’indexe pas et n’indexera pas de contenus copiés d’un autre site.

Les armes du Panda : sa capacité de différencier un bon contenu d’un mauvais contenu web

Afin de recentrer les résultats du moteur, Google devrait donc donner davantage de poids à certains critères déjà exploités dans l’algorithme et en intégrer de nouveaux. Evidemment, ces informations ne sont pas confirmées par le géant…

Les indicateurs globaux du site

L’indicateur principal serait la mesure de la popularité, via  notamment le taux de rebond. Si celui ci avoisine, les 70 à 80%, le moteur pourrait en déduire que le contenu proposé ne répond pas aux attentes de l’internaute. Cette donnée serait potentiellement affinée par l’action post clic (retour sur le moteur, recherche d’une nouvelle requête…).

Les indicateurs de qualité tels que le nombre de pages vues,  la durée des visites, la fidélité des internautes ou le trustrank pourraient également être analysés.

La publicité

Un nombre jugé excessif de publicités placées au dessus de la ligne de flottaison serait un point négatif. Display, affiliation, adsense, même combat ! La pub va devoir descendre d’un étage pour qu’un site ne se retrouve pas coiffé d’un bonnet d’âne !

Le linking

Un site affichant de nombreuses pages comptabilisant peu de backlinks et/ou peu de liens sortants (ou en nofollow) pourrait sembler suspect.

Si le linking interne  sur des sujets connexes est, lui aussi, trop important, ou à l’inverse, peu de liens internes pointent vers cette page, il semblerait que la page soit menacée de désindexation.

Le contenu textuel

Sont considérés de fait comme non qualitatifs, les contenus générés par via la technique du content spinning, les articles dupliqués ou récupérés. Toutefois, certains avancent que le moteur pourrait pousser l’analyse sémantique plus loin et prendre en considération la construction du contenu, le niveau de langue utilisé ainsi que les fautes d’orthographe et de syntaxe. Pour cela, l’algo s’appuierait en partie sur l’indice Gunning Fog.

La suroptimisation

Lassé des référenceurs trop zélés, le moteur attendrait une phase de désoptimisation des pages pour maintenir le niveau. Au programme : révision des basiques balises h1, title mais aussi alt. Le choix d’un nom de domaine suroptimisé serait également à proscrire… Le panda aime évoluer dans un environnement naturel !

L’interactivité

Dernier point négatif, le manque d’interactivité suscité par le contenu. Un article, une fiche produit ou tout autre contenu  qui n’aurait pas occasionné une déferlante de commentaires, été partagé sur les médias sociaux ou placés en favoris, traduirait un manque d’intérêt pour le lecteur. Une option tout à fait discutable au regard des centaines de commentaires quotidiens sans fondements, laissés sur quelques blogs mode pour ne citer que cet exemple…

Alors comment se sortir des griffes du panda sans une égratignure ?! Il semble que la réponse soit claire : proposer un contenu de qualité, unique, linké mais pas trop et intégré au sein d’une ergonomie claire.  Ca fait juste 5 ans que le message est le même… A suivre…

 

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