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Le portage salarial, une alternative à la création d’entreprise
Qu’il s’agisse d’amorcer une activité ou de se créer un complément de revenu, le portage salarial permet de jouir du statut de salarié, tout en se délestant des taches administratives. Seulement, cette flexibilité de gestion a un prix, et pas des moindres. A qui s’adresse le portage salarial ? Comment ça marche ? Est ce vraiment intéressant ?
Le portage salarial, entre indépendance et salariat
Créé dans les années 80, le portage salarial consiste en la mise en place d’une relation tripartite entre un prestataire, un client final et un organisme de portage, lié par un contrat de prestation ou une convention de portage. En pratique, le porté, un indépendant, assure prospection et prestation de manière autonome. Il gère tant son planning, ses tarifs que le contenu de sa mission. L’organisme de portage se charge, en retour, des démarches administratives, de la facturation et du recouvrement. Le client final règle la mission à l’organisme de portage, qui verse à son tour un salaire à l’indépendant. La rétribution du prestataire est calculée sur la base du chiffre d’affaire généré, amputée des charges sociales et des frais de gestion facturés par l’organisme ( entre 3 % et 15%)
Initialement destinée principalement aux cadres, experts, formateurs et autres consultants, cette formule s’étend aujourd’hui également au télétravailleurs, notamment ceux du web. Quelque soit le secteur d’activité, le portage salarial est accessible aux demandeurs d’emploi ou créateurs d’entreprise en phase de test, dans le cadre d’une activité « plein temps ». Les retraités et les salariés peuvent également recourir au portage dans une perspective de cumul des activités.
Pourquoi opter pour le portage salarial ?
Si le portage salarial apparaît souvent comme une solution onéreuse, comparativement à d’autres statuts, il convient néanmoins d’en mesurer les différents avantages.
Il permet de conserver un statut de salarié et les bénéfices inhérents tels que la prise en charge d’une responsabilité civile professionnelle, un régime prévoyance ou simplement la présence d’un cadre juridique. Néanmoins, ne pas hésiter à se renseigner auprès du Pôle Emploi sur les indemnités post mission, car la situation est traitée au cas par cas.
La simplicité de gestion et la flexibilité imparties sont également l’un des points forts. L’organisme de portage se charge de toutes les démarches, de l’inscription au règlement des charges sociales. Il est ainsi possible de se concentrer à plein temps à son coeur de métier.
Recourir au portage permet également de tester une activité sans prendre de risque, sur son patrimoine notamment. Par ailleurs, l’affiliation aux sociétés de portage rassurer la nouvelle clientèle.
Portage salarial, comment éviter les pièges…
Il existe de nombreux organismes de portage sur le marché. Avant de signer un partenariat avec l’un d’eux, il est impératif de comparer les différents prestations et de se poser les bonnes questions.
- Est ce que le portage salarial est rentable et cohérent avec mon projet ?
- Quel est le type de contrat proposé et pour quelle durée ?
- Existe-il une clause d’exclusivité relative à ce contrat ?
- Quels sont les modalités de versement du salaire ? De remboursement des frais divers ?
- A combien s’élèvent les frais de gestion ?
- Quelles sont les assurances responsabilité civile et prévoyance proposées ?
- Quelle convention collective est applicable ?
- Existe-il une clause me garantissant la propriété de ma clientèle ?
En conclusion, le portage salarial est une alternative intéressante pour facturer des prestations sans créer d’entreprise. Cela dit, il est intéressant de la mettre en perspective avec d’autre statut comme celui d‘auto entrepreneur, par exemple pour une activité de rédacteur web
Pour plus d’informations :
Fédération Nationale du Portage Salarial : http://www.fenps.fr/
Syndicat National des Entreprises de Portage Salarial : http://www.sneps.fr/
Web portage, spécialisé dans le portage salarial des métiers du net : http://www.webportage.com/
Rédacteur web et auto entrepreneur, comment faire ?
Chez redactiweb, on est pas sectaire, toutes les bonnes plumes sont les bienvenues parmi les rédacteurs web, à condition que tout ceci se fasse dans le respect de la loi. Le statut d’auto entrepreneur est l’une des pistes à explorer pour débuter une activité ou arrondir ses fins de mois en toute légalité. Salarié, étudiant, retraité ou sans emploi, voici les grandes lignes d’un statut peu contraignant qui a déjà séduit plus de 320 000 graines d’entrepreneurs.
Qui peut devenir auto preneur ?
Le statut d’auto entrepreneur est accessible à toute personne majeure, sous réserve de remplir quelques conditions. Salarié ou fonctionnaire peuvent ainsi exercer une activité complémentaire et les étudiant, retraité ou sans emploi initier une activité principale.
Pour ceci, il est nécessaire que cette activité prenne la forme d’une entreprise individuelle et ne dépasse un certain revenu. La vente de biens est plafonnée à 80 300 euros de chiffre d’affaire. Les prestataires de services, tel qu’un rédacteur web, sont limités à un chiffre d’affaire annuel de 32 100 euros. Au delà du seuil, l’auto entrepreneur sort du régime de la micro entreprise et doit inscrire son activité sous un autre statut.
Attention, les professions relevant de la TVA immobilière ou de la location de biens ne peuvent souscrire au statut d’auto entrepreneur. Certaines professions réglementées font également l’objet de restrictions.
Quels sont les intérêts du statut d’auto entrepreneur ?
Crée en 2009 pour injecter plus de souplesse dans le processus de création d’entreprise, l’une des qualités les plus appréciée du statut d’auto entrepreneur est la liberté d’organisation qui en découle, tel que le cumul des emplois.
Au plan administratif, le point fort de ce dispositif est sa simplicité de mise en oeuvre. En quelques clics, le candidat à l’entrepreunariat est inscrit auprès des différentes administrations. Les moins technophiles peuvent aussi se rendre au Centre de Formalités des Entreprises, à la Chambre de Commerce et d’Industrie ou bien à l’URSSAF, pour boucler leur dossier. Ce statut dispense également de se faire immatriculer auprès du Registre des Commerce et Sociétés (RCS) ou du Registre des Métiers. Quelques jours après le dépôt du dossier un numéro de siret est attribué au candidat. Il est suffisant pour facturer en bonne et due forme. En cas de résiliation, là encore les démarches sont simplifiées à l’extrême.
Contrairement à une entreprise « classique », les charges sociales sont forfaitaires et cumulables à certains avantages fiscaux. Le barème est variable selon l’activité. Par exemple, pour un rédacteur web, le forfait des charges sociales représente 18,3% de son chiffre d’affaire. L’impôt sur le revenu est lui taxé à hauteur de 2,5% du CA. Pour 1000 euros facturés, le rédacteur doit alors versé, mensuellement ou trimestriellement, 200, 50 euros à l’Etat. En contrepartie, il est affilié à la Sécurité Sociale et cumule des trimestres pour la retraite. En optant pour le prélèvement libératoire, l’auto entrepreneur est exempté du paiement de la taxe professionnelle.
En matière de gestion d’entreprise, l’auto entrepreunariat mise également sur la facilité. Concrètement, pas de chiffre d’affaire, pas de déclaration… Dans le cas contraire, la comptabilité est allégée et se résume à la simple tenue d’un livre des recettes-dépenses. Autre particularité de ce régime, l’auto entrepreneur n’est pas tenu de facturer la TVA et n’en récupère pas.
Pour en savoir plus :
Le site officiel des auto entrepreneurs
Le guide de l’auto entrepreneur
Etude » Observatoire de l’auto entrepreneur », Opinion Way, novembre 2009


